Du Pech du Fort à Lagardie : Les racines gallo-romaines de Cailhau

Cailhau LA GARDE CONSTANTIA

Avez-vous déjà pris le temps de regarder nos collines en imaginant leur histoire ? De récentes recherches dans les archives et l’étude de nos noms de lieux révèlent que Cailhau n’est pas un village né du hasard, mais serait une véritable création impériale romaine, pensée il y a plus de 2 000 ans !

Attachez vos ceintures, on remonte le temps ! 23f3 Du Pech du Fort à Lagardie : Les racines gallo-romaines de Cailhau

Le Pech du Fort : Notre « Petite Carcassonne »

Tout aurait commencé vers 50 av. J.-C. Les Romains cherchent un point haut stratégique pour surveiller la région. Ils choisissent la colline que nous appelons aujourd’hui le Pech du Fort et y bâtissent un oppidum (une citadelle fortifiée).

Pourquoi ? Parce que de là-haut, on voit tout : le Razès, le pays de Montréal et les routes vers les Pyrénées.

Le nom Pech du Fort signifie littéralement « la colline de la forteresse », ce qui confirmerait par la toponymie que ce sommet était autrefois le siège d’une construction militaire, parfaitement en phase avec l’existence d’un oppidum romain dominant la plaine.

La « Gardie Constatia » : « L’œil qui ne dort jamais »

Dans le même texte on apprend que juste sous le fort se trouvait le centre névralgique du dispositif : la « Gardie Constatia ». Ce nom latin signifie littéralement « La Garde Permanente ».

Contrairement aux simples guets temporaires, cette garnison aurait été le verrou de sécurité de l’oppidum, une présence militaire ininterrompue qui garantissait la paix et la protection des colons face aux menaces venues de la plaine.

Le nom de l’actuelle métairie de Lagardie est le vestige linguistique direct de la « Gardie Constatia » romaine, prouvant que ce lieu, stratégiquement situé au pied de la forteresse, a conservé sa mémoire à travers les siècles.

La « Romanie » : Le quartier des pionniers

Il apparaît également un nom que la mémoire a effacé : la « Romanie ». Ce lieu-dit, situé sous la protection directe de la Garde Permanente, était le quartier civil.

On y trouvait notamment une immense briqueterie. C’est ici que Cailhau a appris à construire « en dur », passant des huttes de bois à la pierre et à la terre cuite. Aujourd’hui encore, notre sol rejette régulièrement des tegulae (tuiles à rebords) et des briques de construction, témoins de ce premier habitat gallo-romain fondé par des colons venus de l’Est et du Sud.

La prochaine fois que vous marcherez vers Lagardie ou que vous admirerez le Pech du Fort, souvenez-vous : vous foulez sûrement le sol d’une ancienne puissance impériale !

Cailhau est un livre d’histoire à ciel ouvert, et nous en sommes les gardiens !

B.F.

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